Vendanges en France : dates, régions et calendrier complet

Le calendrier des vendanges en France ne tient pas sur une seule ligne. La récolte s’étale du début août jusqu’à la mi-novembre selon les vignobles, parfois plus tard pour les vins liquoreux. Et chaque année, les dates bougent. Le réchauffement climatique a fait avancer le coup de sécateur d’un mois en cinquante ans : on commençait début octobre dans les années 1950, on commence début septembre depuis les années 2000.
Voici le panorama complet. Quand commencent les vendanges, où, pourquoi les dates changent d’une parcelle à l’autre, et comment les vignerons décident du jour J.
La fenêtre des vendanges en France : début août à novembre
Officiellement, la période des vendanges en France couvre près de quatre mois. La première coupe se fait dans le sud, dès la deuxième quinzaine d’août. La dernière concerne les vins liquoreux et les vendanges tardives, qui peuvent durer jusqu’à fin novembre.
Le mot lui-même rappelle ce calendrier d’automne. « Vendémiaire » désigne le premier mois du calendrier républicain, du 22 septembre au 21 octobre. C’était l’époque traditionnelle de la récolte avant les bouleversements climatiques récents.
Trois grandes vagues structurent la saison :
- Mi-août à mi-septembre : vins effervescents, blancs précoces du sud, crémants
- Septembre : cœur de la récolte sur la majorité des vignobles français
- Octobre à novembre : cépages tardifs, vins doux, vendanges tardives
La fenêtre exacte change chaque année. Un printemps doux et un été chaud avancent les dates. Un été frais ou pluvieux les recule. En 2003, après la canicule, certains vignerons d’Alsace ont commencé la récolte le 18 août, du jamais-vu à l’époque.
Calendrier des vendanges par région viticole
Les dix grands vignobles français suivent chacun leur propre rythme. Les écarts dépassent parfois deux mois entre la première et la dernière parcelle récoltée.
Provence et vallée du Rhône sud
Premier coup de sécateur de l’hexagone. Les vendanges démarrent autour du 20-25 août pour les rosés de Provence, parfois plus tôt pour les blancs précoces. La Côte d’Azur, le Var et les Bouches-du-Rhône finissent souvent fin septembre. Côté Rhône sud, à Châteauneuf-du-Pape ou à Gigondas, on récolte de fin août à mi-octobre selon les cépages (Grenache, Syrah, Mourvèdre).
Languedoc-Roussillon
Vaste vignoble, calendrier étalé. Les premières parcelles tombent dès la troisième semaine d’août pour les blancs et les vins effervescents (Limoux). Le gros de la récolte rouge se fait en septembre. Les Maury et Banyuls, vins doux naturels, peuvent attendre jusqu’à fin octobre.
Corse
L’île commence tôt grâce à son climat. Les vendanges du Niellucciu et du Vermentino démarrent fin août, pour s’achever en septembre. Les muscats du Cap Corse se récoltent plus tard, parfois passerillés sur souche.
Sud-Ouest
Calendrier proche du Bordelais avec des nuances locales. Le Madiran, le Cahors et le Gaillac vendangent de mi-septembre à mi-octobre. Les Jurançon moelleux, eux, attendent la sur-maturité et peuvent être récoltés grappe par grappe jusqu’en novembre, voire décembre pour certaines cuvées de tries.
Bordeaux
Le calendrier bordelais reste un repère national. Les blancs secs (Sauvignon, Sémillon) sont récoltés en premier, vers le 5-15 septembre. Les rouges (Merlot puis Cabernet) suivent de mi-septembre à mi-octobre. Le Merlot précède toujours le Cabernet Sauvignon de huit à quinze jours. Et les Sauternes ? Cas à part : la récolte se fait en plusieurs passages successifs, par tries, d’octobre à novembre, pour cueillir uniquement les grains touchés par le Botrytis cinerea, la fameuse pourriture noble.
Vallée de la Loire
Vignoble très étiré géographiquement, donc calendrier large. Le Muscadet, près de Nantes, démarre vers le 5 septembre. Sancerre et Pouilly-Fumé suivent quelques jours plus tard. Les Coteaux du Layon et les Quarts-de-Chaume récoltent leurs Chenin botrytisés jusqu’en novembre.
Bourgogne et Beaujolais
Cœur historique de la viticulture française, le calendrier bourguignon a été particulièrement bouleversé par le climat. On récoltait début octobre dans les années 1980. Aujourd’hui, le Chardonnay (Chablis, Mâcon, Mersault) se vendange souvent dès fin août ou début septembre. Le Pinot noir suit dans les jours qui viennent. Le Beaujolais, lui, démarre dès la mi-août pour le Gamay des crus précoces.
Le Beaujolais, lui, démarre dès la mi-août pour le Gamay des crus précoces, notamment pour le célèbre Beaujolais nouveau.
Champagne
La Champagne pratique des vendanges 100 % manuelles : c’est inscrit dans le cahier des charges de l’appellation. Le démarrage se situe autour du 25 août au 10 septembre selon les années. Les caisses sont limitées à 45 kg pour préserver les grappes intactes (la pression du moût doit rester douce pour les vins blancs effervescents).
Alsace
Vignoble étiré du nord au sud. Les blancs secs (Pinot blanc, Sylvaner) démarrent début septembre. Le Riesling et le Gewurztraminer suivent. Les Vendanges Tardives et les Sélections de Grains Nobles attendent souvent novembre, parfois décembre, sur des baies confites par le Botrytis ou par le froid.
Jura et Savoie
Climat plus frais, donc calendrier décalé. Les vendanges démarrent généralement vers le 10-15 septembre. Le vin jaune du Jura, fait à partir de Savagnin, à la particularité d’être récolté tard, parfois en octobre, pour atteindre une maturité élevée. La Savoie suit un rythme similaire avec ses cépages locaux (Jacquère, Mondeuse, Altesse).
| Région | Début habituel | Fin habituelle | Particularité |
|---|---|---|---|
| Provence | 20-25 août | fin septembre | Rosés en tête |
| Languedoc-Roussillon | mi-août | fin octobre | Vendanges les plus longues |
| Champagne | 25 août – 10 sept. | fin septembre | Manuelles obligatoires |
| Bourgogne | fin août – début sept. | fin septembre | Chardonnay puis Pinot noir |
| Beaujolais | mi-août | mi-septembre | Gamay précoce |
| Bordeaux | 5-15 septembre | mi-octobre | Merlot avant Cabernet |
| Loire | début septembre | novembre | Chenin botrytisé tardif |
| Sud-Ouest | mi-septembre | novembre | Jurançon en tries |
| Alsace | début septembre | novembre – décembre | Vendanges Tardives, SGN |
| Jura / Savoie | 10-15 septembre | mi-octobre | Vin jaune tardif |
Pourquoi les dates de vendanges varient autant
La date n’est jamais figée. Elle dépend d’un faisceau de paramètrès que le vigneron observe pendant les semaines qui précèdent la récolte.
Le climat de l’année. Un printemps doux suivi d’un été chaud avance la maturité de plusieurs jours. À l’inverse, des gelées tardives (avril 2017 et avril 2021 en sont des exemples douloureux) retardent toute la suite du cycle. Une grêle en juillet peut aussi forcer une récolte précipitée pour sauver ce qui reste.
Le cépage. Les blancs murissent généralement avant les rouges. Le Gamay et le Pinot noir sont des cépages précoces. Le Cabernet Sauvignon ou le Mourvèdre sont tardifs. Sur une même propriété, on peut trouver six semaines d’écart entre la première parcelle de Sauvignon et la dernière de Petit Verdot.
L’exposition et l’altitude. Une vigne plein sud sur coteau atteint la maturité plus vite qu’une parcelle nord en bas de coteau. À altitude élevée, on récolte plus tard : la fraîcheur ralentit le murissement.
Le terroir. Les sols argileux retiennent l’eau et favorisent une maturation lente. Les sols filtrants (graves, calcaires) accélèrent le cycle.
L’objectif œnologique. Un vigneron qui vise un vin frais et léger récolte plus tôt, à un degré d’alcool potentiel moindre. Celui qui cherche concentration et puissance attend, parfois trop. Le « bon moment » dépend du style recherché, donc en partie du goût du producteur.
La maturité phénolique. Au-delà du sucre et de l’acidité, le vigneron surveille la maturité des tanins, des anthocyanes (couleur) et des arômes. C’est elle qui donne sa structure et sa longévité au vin. Un raisin techniquement « mûr » côté sucres peut encore être vert sur le plan aromatique.
Le réchauffement climatique à tout chamboulé
Les dates de vendanges en France constituent une des séries climatiques les plus longues au monde. L’historien Emmanuel Le Roy Ladurie a montré dès 1967 qu’on pouvait reconstituer la météo des sièclés passés à partir des registres communaux qui notaient le ban des vendanges année après année.
Le constat actuel ne fait plus débat. Les vendanges françaises ont avancé d’environ un mois en cinquante ans. Dans les grands vignobles (Bordelais, Bourgogne, Rhône), on commençait début octobre dans les années 1950. On commence début septembre depuis les années 2000.
Le décalage atteint 10 à 20 jours comparativement au milieu du XXᵉ sièclé, avec une accélération depuis 1985-1990. Les modélisations le confirment : pour chaque degré supplémentaire de température moyenne, la date de vendange recule d’environ dix jours.
Ce phénomène à des conséquences concrètes. Les degrés alcooliques montent (12,5° hier, 14° aujourd’hui sur certains millésimes du Rhône). Les vins gagnent parfois en puissance mais peuvent perdre en finesse. Certains vignerons replantent vers le nord ou en altitude. D’autres adoptent des cépages méridionaux dans des appellations historiquement plus fraîches.
Et l’envers ? Quelques effets positifs : meilleure maturité moyenne, baisse de la fréquence des millésimes ratés à cause du froid, diversité de styles élargie. Le sujet reste tendu, surtout pour les appellations où la typicité du cru repose sur une fraîcheur historique.
Le ban des vendanges : qui décide du coup d’envoi
Avant que chacun se lance dans ses parcelles, certaines appellations publient un ban des vendanges. C’est une date officielle, fixée par l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité) sur proposition du syndicat de l’appellation, à partir de laquelle les vignerons sont autorisés à récolter.
Le système concerne surtout les appellations d’origine contrôlée (AOC). Pour les vins de pays ou les IGP, le vigneron est libre de démarrer quand il veut. La logique du ban est double : éviter qu’un producteur récolte trop tôt et tire la qualité collective vers le bas, et garantir une certaine cohérence dans la définition de l’appellation.
Le ban se base sur les contrôles de maturité réalisés sur des parcelles témoins, deux à trois semaines avant la date probable. On mesure le sucre, l’acidité, parfois la maturité phénolique. Quand les seuils sont atteints, l’appellation publie son ban et chacun peut commencer.
Certaines régions, comme la Bourgogne, conservent une dimension festive autour du ban des vendanges. Beaune et Dijon organisent des cérémonies publiques. C’est une survivance d’une tradition médiévale : le ban était autrefois proclamé par le seigneur ou la municipalité.
Vendanges tardives : récolter en novembre, voire décembre
Les vendanges tardives (VT) et les Sélections de Grains Nobles (SGN) en Alsace, les Sauternes et Barsac en Bordelais, les Coteaux du Layon en Loire, les Jurançon moelleux dans le Sud-Ouest : autant d’appellations où la récolte ne suit pas le calendrier classique.
Le principe consiste à laisser le raisin sur la vigne longtemps après la fin théorique des vendanges. Plusieurs voies sont possibles :
- La pourriture noble (Botrytis cinerea) : un champignon bénéfique qui flétrit la baie, concentre les sucres et apporte des arômes de fruits confits, de miel et d’agrumes. Demande des conditions très précises (humidité matinale, soleil l’après-midi).
- Le passerillage : la baie se déshydrate sur la souche, sans intervention de champignon. Sucres concentrés, acidité préservée.
- Les vendanges tardives sèches : on attend simplement une sur-maturité naturelle, sans Botrytis. Donne des vins riches mais nets.
La récolte se fait alors par tries successives, c’est-à-dire que les vendangeurs passent plusieurs fois dans la même parcelle, parfois à une semaine d’intervalle, pour cueillir grappe par grappe ou même grain par grain. Ça représente un coût de main-d’œuvre énorme et un rendement très faible (souvent moins de 20 hectolitres par hectare contre 50 à 80 en moyenne).
Cas extrême : les Sélections de Grains Nobles d’Alsace peuvent être récoltées en décembre, sur des grains presque secs. Et le vin de glace (peu produit en France, davantage en Allemagne et au Canada) attend les premières gelées de l’hiver.
Vendange manuelle ou mécanique : un choix qui change tout
Le moment de la récolte dépend aussi de la méthode choisie. Les deux approches coexistent en France et n’ont pas le même calendrier.
La vendange manuelle
Elle reste obligatoire pour certaines appellations : Champagne, Beaujolais cru, certains crus du Bordelais, vendanges tardives, vins effervescents en général. Quand le cahier des charges l’impose, c’est le seul choix possible. Les coupeurs avancent rang par rang avec un sécateur ou une épinette. Les grappes tombent dans un seau ou une caisse, qu’un porteur achemine en bord de parcelle.
Avantages : sélection grappe par grappe, possibilité d’écarter les baies abîmées ou pas mûres, préservation de l’intégrité des grappes (utile pour la macération carbonique en Beaujolais). Inconvénient : le coût. Une équipe de vendangeurs représente facilement 2 000 à 4 000 euros par hectare.
Côté calendrier, la vendange manuelle prend plus de temps mais offre plus de flexibilité : on peut concentrer les efforts sur les parcelles les plus mûres et étaler la récolte sur trois à quatre semaines.
La vendange mécanique
Apparues au milieu des années 1960, les machines à vendanger ont transformé le métier. Elles secouent les rangs et collectent les baies par vibration. En quelques heures, une machine récolte ce qu’une équipe humaine ferait en plusieurs jours.
Les régions qui ont massivement adopté la machine : Languedoc-Roussillon, vallée du Rhône (sauf Châteauneuf), Bordeaux génériques, vignobles de masse. L’évolution récente : des machines de plus en plus précises, capables de trier les baies à bord, voire d’analyser le sucre en temps réel.
Côté calendrier, la machine impose une logique de fenêtre courte. On vendange souvent de nuit pour profiter de la fraîcheur (les baies arrivent au pressoir entre 8 et 12 °C, ce qui préserve les arômes). Une parcelle entière est récoltée en quelques heures, donc le timing doit être parfait.
Comment les vignerons fixent la date exacte
Avant de lancer la machine ou de prévenir l’équipe, le vigneron passe plusieurs semaines à mesurer.
Les contrôles de maturité. Deux à trois fois par semaine à partir de la véraison (changement de couleur de la baie, fin juillet ou début août selon les régions), le vigneron prélève un échantillon de 200 baies par parcelle. Il presse, mesure le sucre au réfractomètre (en degrés Brix ou en degré potentiel d’alcool) et l’acidité totale. Quand le rapport sucre/acidité atteint le niveau visé, la fenêtre s’ouvre.
La dégustation des baies. Mesure subjective mais essentielle. Le vigneron mâche les pépins. S’ils sont verts et amers, c’est trop tôt. S’ils sont bruns, croquants et faiblement astringents, la maturité phénolique est là. Il goûte aussi la pulpe (sucre, équilibre) et la peau (couleur, tanins).
La météo à dix jours. Un bulletin météo qui annonce de la pluie pour la semaine prochaine fait souvent avancer la décision. Mieux vaut récolter à 12,8° d’alcool potentiel sur sec qu’à 13,2° après deux jours de pluie qui auront dilué le jus.
La logistique. Disponibilité des cuves au chai, capacité du pressoir, équipe de coupeurs réservée. Le vigneron doit aligner tout ça avec le verdict du raisin.
Et la part d’instinct n’a pas disparu. Beaucoup de vignerons gardent une habitude transmise par leurs anciens : observer la couleur des feuilles, le bruit du vent, la fermeté du grain entre deux doigts. Les outils modernes complètent ce regard mais ne le remplacent pas.
Participer aux vendanges : quand candidater
La récolte représente la grosse saisonnière du monde du vin. Plusieurs dizaines de milliers de postes sont à pourvoir chaque année en France, surtout pour les vendanges manuelles obligatoires (Champagne, Beaujolais cru, Sauternes, AOC bourguignonnes).
Quand postuler ? De juin à fin juillet pour la plupart des domaines. Certains gros employeurs ouvrent leurs candidatures dès avril. Plus on attend, moins il reste de bonnes places.
Quels postes ? Coupeur (le plus courant, sécateur en main, payé au SMIC ou un peu au-dessus, parfois nourri-logé), porteur (porte la hotte, plus physique, mieux payé), trieur (sur table de tri, sélectionne les grappes au chai), conducteur de machine.
Combien de temps ? Trois à quatre semaines en moyenne. Une à deux semaines en Champagne pour les fins de récolte, jusqu’à six semaines sur les domaines qui font des tries successives en vendanges tardives.
Conditions ? Travail physique, parfois dur (postures inconfortables, pluie, froid matinal). Hébergement et repas souvent inclus, ambiance généralement bonne grâce au côté collectif. Salaire net autour de 1 500 à 1 800 euros pour trois semaines.
Sites utiles : ANEFA (agriculture), pôle emploi saisonnier, sites des grandes coopératives champenoises, contact direct avec les domaines (le bouche à oreille reste le canal le plus efficace).
Questions fréquentes sur les vendanges en France
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▸Quand commencent les vendanges 2026 en France ?
▸Quelle est la région française qui vendange en premier ?
▸Combien de temps durent les vendanges en France ?
▸Pourquoi les vendanges sont-elles plus précoces aujourd’hui ?
▸Pourquoi vendange-t-on parfois la nuit ?
▸Quelle différence entre vendanges classiques et vendanges tardives ?
▸Quel salaire pour faire les vendanges ?
▸Les vendanges sont-elles encore manuelles aujourd’hui ?
▸Comment les vignerons décident-ils de la date exacte ?
Le calendrier des vendanges en France a quelque chose d’à la fois immuable et changeant. Immuable parce que le rythme des saisons ne disparaît pas. Changeant parce que chaque année écrit son propre récit, dicté par le climat, le cépage, le terroir et la main du vigneron. C’est ce qui rend chaque millésime différent du précédent. Et c’est aussi ce qui fait que la question « quand vendange-t-on en France ? » n’aura jamais une réponse unique.







